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Prières en vidéo

lundi 3 décembre 2018

Le vicaire du Christ

13 juillet 1917 : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. »

Le vicaire du Christ


Après avoir annoncé ce qui arriverait si nous ne suivions pas ses demandes, Notre-Dame continue en disant : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix ».
Observons l’ordonnance des enseignements de Notre-Dame depuis le début de cette apparition du 13 juillet. Elle commence par donner un moyen pour avoir la paix dans le monde : la récitation quotidienne du chapelet. Puis elle apprend aux petits voyants une courte prière à réciter lorsqu’ils offrent des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Les conséquences heureuses de ces deux moyens très simples sont réellement incroyables en regard de l’effort demandé.
Ayant donné deux moyens pour redresser la triste situation du monde, Notre-Dame révèle alors le secret dans lequel elle annonce trois châtiments.
Le premier est une réalité : l’enfer. Les deux autres ne sont que conditionnels, car avant de les annoncer, elle donne les conditions pour les éviter : « Si l’on fait ce que je vais vous dire », puis « Si l’on écoute mes demandes ».
La structure du secret est donc la suivante :
  • un châtiment : beaucoup d’âmes vont en enfer,
  • un remède : la dévotion au Cœur Immaculé,
  • un deuxième châtiment si nous persistons à offenser Dieu : la deuxième guerre mondiale,
  • un deuxième remède : la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie et l’approbation de la communion réparatrice des premiers samedis du mois par le Saint-Père,
  • un troisième châtiment : les erreurs de la Russie répandues dans le monde,
  • l’annonce, malgré tout, du triomphe du Cœur Immaculé de Marie et d’un certain temps de paix pour le monde.
Notre-Dame a donc pris soin de nous prévenir des châtiments qui risquaient d’arriver et de la conduite à tenir pour les éviter. Quelle responsabilité pour ceux qui n’ont pas exécuté ses demandes ! C’est-à-dire, en premier lieu ceux qui n’ont pas voulu œuvrer pour répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, ensuite les papes qui, en tardant à obéir à Notre-Dame, ont fait que la Russie a répandu ses erreurs dans le monde. Il faut donc beaucoup prier pour eux, et notamment pour le Saint-Père.
 

Prier pour le Saint-Père

Cette nécessité de prier pour le Saint-Père est un point qui a fortement marqué Jacinthe. Pour cela, elle n’a pas hésité à modifier la première prière enseignée par la Sainte Vierge le 13 juillet, en y ajoutant à la fin : « Et pour le Saint-Père ! ». De par sa grande sensibilité, Jacinthe fut sûrement celle des trois petits voyants qui eut la perception la plus profonde du message de Notre-Dame. C’est pourquoi elle eut des révélations particulières sur le Saint-Père. En particulier, elle eut au moins deux visions que Lucie décrit dans son troisième mémoire.
Jacinthe m’appela :
—    N’as-tu pas vu le Saint-Père ? Non ? Je ne sais pas comment cela s’est fait, mais j’ai vu le Saint-Père dans une très grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au-dehors, il y avait beaucoup de gens et les uns lui lançaient des pierres, d’autres le maudissaient et lui disaient beaucoup de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père. Il nous faut beaucoup prier pour lui ! (…)
Jacinthe me demanda ensuite :
—    C’est lui que j’ai vu pleurer et dont Notre-Dame nous a parlé dans le secret ?
—    C’est lui, répondis-je.
—    Certainement, reprit-elle, Notre-Dame l’a montré à ces prêtres Vois, je ne me suis pas trompée. Il faut prier beaucoup pour lui. (…)
Dans une autre occasion, nous nous rendîmes à la "Lapa" du Cabeço. Arrivés là, nous nous sommes prosternés à terre pour réciter les prières de l’Ange. Au bout d’un certain temps, Jacinthe se releva et m’appela :
—    Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui pleurent de faim et n’ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie, en prière ? Et tant de monde qui prie avec lui ?
Quelques jours après, elle me demanda :
—    Est-ce que je peux dire que j’ai vu le Saint-Père et tous ces gens ?
—    Non ! Tu ne vois pas que cela fait partie du secret ? Et qu’ainsi bientôt tout se découvrirait ?
—    C’est bien. Alors je ne dirai rien.
Voilà pourquoi Jacinthe n’hésita pas à compléter la première prière que Notre-Dame leur avait  apprise, comme si Notre-Dame pouvait leur avoir appris une prière incomplète ! Mais il a plu à Notre-Dame de la faire compléter par une petite fille de 7 ans, dont le visage fut illuminé par la lumière qui émanait d’elle. Cette lumière eut d’ailleurs un effet physique réel, car lorsque, en 1935, soit 15 ans après sa mort, on ouvrit le cercueil de Jacinthe, lors du transfert du cimetière de Villa Nova de Ourem à celui de Fatima, le visage de la petite voyante fut trouvé intact. Ce signe marque combien la lumière émanant de Notre-Dame l’avait pénétrée jusqu’à donner une marque d’immortalité à son visage, lumière qui ne manqua sûrement pas d’aller jusqu’au fond de son cœur. C’est pourquoi elle recommandait de toutes ses forces, au nom de la Sainte Vierge, de prier pour le pape, de souffrir pour lui et avec lui.
 

La primauté pontificale

Aussi devons-nous, nous aussi, beaucoup prier pour le Saint-Père. En effet, après Jésus, le pape est le premier fils de Marie. Personne ne peut retirer au vicaire du Christ cette première place dans le cœur de la Sainte Vierge Marie. Si nous voulons aimer le pape nous devons demander cette grâce à la Sainte Vierge, car qui peut aimer le pape comme elle l'aime ?
Le pape est notre rocher, un rocher évangélique, un rocher divin, parce que créé par la parole du Christ, Verbe incarné : « Tu es Pierre (Rocher) et sur cette pierre j'édifierai mon Église » (Mt 16, 18). Saint François de Sales disait avec raison : « Jésus Christ, l'Église et le pape ne font qu'un ». On ne peut les séparer. Ils sont la « pierre angulaire » (Lc 20, 17) de l'humanité, du monde, de l'univers à sauver. C'est pour cela que celui qui dit accepter Jésus-Christ et l'Église, mais pas le pape, montre une légèreté impardonnable.
Quand Napoléon retint prisonnier le pape Pie VII, il réunit à Paris de nombreux évêques de France et d'Italie afin de décider quelques affaires concernant l'Église et il voulut qu'ils en discutent. Mais les évêques restèrent muets. Napoléon insista et exerça de fortes pressions. Aucun résultat. Finalement il s'impatienta et proféra des menaces. Alors le plus âgé des évêques se leva et déclara très calmement : « Sire, nous attendons le pape. L'Église sans le pape n'est pas l'Église ! ».
 

L’indispensable fonction papale

L’Église sans le pape n’est plus l’Église. Dans sa lettre à Timothée, saint Paul enseigne une vérité importante : quand on ne supporte plus la saine doctrine, on se cherche une quantité de maîtres qui détournent les oreilles de la vérité vers des fables. Or, nous y sommes ! Il suffit de lire les livres de certains théologiens présentés comme "grands et célèbres", pour comprendre combien saint Paul avait raison. Ces théologiens sont malheureusement nombreux à avoir diffusé beaucoup de livres et de revues qui sont à peu près tous semblables à de la nourriture gâtée ou suspecte. Malheureux les imprudents qui les achètent !
Ces théologiens sont « les faux maîtres » dont parlent saint Pierre et saint Paul avec des paroles terribles (2P 2, 2-11 : 1Tm 1, 3-7 : 6, 3-5 : 2Tm 3, 1-7 : 4, 1-5). Ces « faux maîtres » qu’ils soient appelés philosophes, réformistes, modernistes, … ont aussi été condamnés par les papes, notamment par saint Pie X par son encyclique Pacendi Dominici Gregis. C’est pour cela que nous avons besoin du pape. Nous ne devons pas séparer l’Église et le pape.
Un célèbre songe de don Bosco montre le pape sur un vaisseau (l’Église) en pleine tempête et attaqué de toute part par des ennemis en grand nombre. Alors émergent de la mer deux colonnes. Sur la première, se trouve une grande hostie, l’Eucharistie, et sur la seconde, un peu plus petite, une statue de la Vierge Immaculée avec une inscription : Auxilium christianorum. Le vaisseau du pape réussit à atteindre les deux colonnes et s’y accrocha solidement avec deux chaînes, ce qui mit en fuite tous les bateaux ennemis. Ce songe, dit des trois blancheurs, nous montre que le salut nous vient du pape, de l’Eucharistie et de la Sainte Vierge.
 

L’infaillibilité pontificale

Car quand il parle de foi et de morale, le pape est l'unique personne sur la terre qui puisse nous enseigner sûrement la vérité (sous réserve de réunir les quatre conditions exigées par l’infaillibilité).
« La foi romaine est inaccessible à l'erreur » disait saint Jérôme. C'est pourquoi saint Cyprien pouvait affirmer : « L'Église de Rome est la racine et la mère de toutes les Églises ». Seul celui qui est uni au pape est certain d'être dans la vérité infaillible de ce qui doit être cru et doit être fait pour obtenir le salut. Jésus Lui-même voulut l'infaillibilité de saint Pierre : « J'ai prié pour que ta foi ne défaille pas » (Lc 22, 32). Et Il voulut qu’il soit notre guide infaillible : « Toi, confirme tes frères » (Lc 22, 32).
Pour cette raison le pape est l'unique maître universel et infaillible. Bien plus ! Il est le seul qui puisse confirmer la foi des chrétiens, les protégeant infailliblement de toute erreur doctrinale et morale. En ce sens, sur la terre, le pape, tout pape est le meilleur théologien, le meilleur bibliste, le meilleur moraliste. Seule, sa parole de maître universel est une parole divinement garantie par le Christ qui est « la Voie, la vérité et la Vie » (Jean 14, 6). Saint Thomas d'Aquin, qui fut appelé un "grand maître", était prêt à renoncer à n'importe quelle pensée des grands docteurs si elle n'était pas conforme à celle du pape.
« Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle » a dit Notre-Seigneur (Mt 16, 18). Aussi, tous les hommes qui voudraient combattre contre la papauté échoueront, y compris l'enfer. Non seulement les ennemis n'auront pas le dessus, mais ils se détruiront sur cette « pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs, pierre d’angle, pierre d'achoppement, un roc qui fait tomber. Ils s'y heurtent, parce qu'ils refusent de croire à la Parole ». (1 P. 2,7-8).
Contre cette pierre se heurta Luther qui, comme un forcené, injuriait et maudissait le pape : « Pape, je serai ta mort. Oui, moi, pape Luther I, par ordre de Notre Seigneur Jésus-Christ et du Père Très Haut, je t'envoie en enfer ». Pauvre et malheureux Luther !
Le terrible Napoléon se déchaîna aussi contre le pape. Celui-ci, désarmé, lui dit : « Le Dieu d'autrefois vit encore. Il a toujours écrasé les persécuteurs de l'Église »... Plus tard, sur sa petite île de Sainte Hélène, Napoléon se rappela ces paroles et dit à un ami :
Ah ! Pourquoi ne puis-je crier d'ici à ceux qui ont quelque puissance sur la terre : « Respectez le représentant de Jésus Christ ! Ne touchez pas au Pape. Autrement vous serez anéanti par la main vengeresse de Dieu. Protégez plutôt la chaire de Pierre ! ».
Nous devons donc beaucoup prier pour le pape, pour qu’il ne défaille jamais. Heureusement, il y a toujours eu des personnes généreuses qui ont offert et immolé leur vie pour lui. Saint Vincent Strambi, par exemple, confesseur de Léon XII, s'offrit comme victime pour que le pape vive plus longtemps. C'est ce qui arriva : le pape vécut cinq autres années alors que saint Vincent mourut cinq jours après avoir offert sa vie.
Aussi comme la petite Jacinthe, prions beaucoup pour le pape. Comme elle, offrons les sacrifices de notre vie quotidienne, pour que le Saint-Esprit l’éclaire et qu’il ait toujours les grâces nécessaires pour bien gouverner l’Église.
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

le temps dont je dispose.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

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Préservez-nous du feu de l’enfer

13 juillet 1917 : « Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : "Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin". Je veux que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. »


Préservez-nous du feu de l’enfer


Après avoir confié le secret aux petits voyants et leur avoir recommandé de n’en rien dire à personne, Notre-Dame leur apprit une deuxième prière à réciter après chaque mystère du chapelet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin »
Cette prière présente des différences selon les documents auxquels on se réfère. La version que nous donnons est celle figurant dans le quatrième mémoire de sœur Lucie, dans sa traduction la plus littérale. La formule habituellement utilisée est légèrement différente, mais parfaitement conforme au sens de la formule littérale. L’ajout de « nos péchés » après le « pardonnez-nous » ne change strictement rien au sens de la prière. Il en va exactement de même concernant l’ajout de l’expression « de votre miséricorde » à la fin de la prière.
 

La vision de l’enfer

En enseignant cette prière, Notre-Dame parle pour la deuxième fois de l’enfer. Et elle nous demande de prier pour que nous en soyons préservés. Le saint Curé d’Ars craignait pour son salut. Et nous ? Aussi, devons-nous prier beaucoup Notre-Dame de nous guider pour éviter l’enfer.
 « Préservez-nous », ou plus exactement « délivrez-nous du feu de l’enfer » ! L’expression employée est forte. Si Notre-Dame utilise une telle expression, c’est que l’enfer n’est pas un danger imaginaire et lointain auquel nous pourrions échapper sans effort. Nous devons donc y réfléchir sérieusement, et au moins à chaque dizaine de chapelet que nous récitons puisque Notre-Dame nous invite à demander après chaque Gloria « préservez-nous du feu de l’enfer ».
Les petits voyants, eux, ne cessaient de méditer sur l’enfer, tout particulièrement Jacinthe dont la grande sensibilité lui valut d’avoir une perception plus profonde du message de Fatima. Dans le troisième mémoire, sœur Lucie explique toute l’importance que Jacinthe attachait à la vision de l’enfer. Dans son troisième mémoire, elle écrit. Nous le citerons longuement pour bien comprendre la pensée de Jacinthe qui va être canonisée le 13 mai prochain :
La vision de l’enfer l’avait horrifiée à tel point que toutes les pénitences et les mortifications lui paraissaient peu de chose, pour arriver à préserver quelques âmes de l’enfer.
Eh bien, je vais maintenant répondre à une autre question qui m'a été adressée de plusieurs côtés : Comment se fait-il que Jacinthe, encore si petite, ait pu être possédée d’un tel esprit de mortification et de pénitence ?
Il me semble que ce fut, d’abord, par une grâce spéciale que Dieu a voulu lui accorder, par l’intermédiaire du Cœur Immaculé de Marie ; mais aussi, parce qu’elle a vu l’enfer et le malheur des âmes qui y tombent.
Certaines personnes, même pieuses, ne veulent pas parler aux enfants de l’enfer, pour ne pas les effrayer. Mais Dieu n’a pas hésité à montrer l’enfer à trois enfants, dont la plus jeune avait seulement six ans, et il savait bien qu’elle en serait horrifiée, au point de se consumer de frayeur, je peux presque le dire.
Souvent, elle s’asseyait par terre ou sur quelque pierre et, toute pensive, elle se mettait à dire :
—      Oh, l’enfer ! Oh, l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les gens qui sont là, vivants, à brûler comme du bois dans le feu !
Et, toute tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre-Dame nous avait enseignée :
—      Ô mon Jésus ! Pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer et attirez toutes les âmes au Ciel, principalement celles qui en ont le plus besoin. (…)
Elle demeurait ainsi de longs moments à genoux, répétant la même prière. De temps en temps, elle m’appelait ou appelait son frère, comme s’éveillant d’un songe :
—       François ! Priez-vous avec moi ? Il faut prier beaucoup pour faire échapper les âmes à l’enfer ! Il y en a tant qui y vont ! Il y en a tant !
D’autres fois, elle demandait :
—      Pourquoi est-ce que Notre-Dame ne montre pas l’enfer aux pécheurs ? S’ils le voyaient, ils ne pécheraient plus, pour ne pas y aller. Tu dois dire à Notre-Dame qu’elle montre l’enfer à tous ces gens. Tu verras comme ils se convertiront !
Quelquefois, elle me demandait aussi :
—      Quels sont les péchés que font ces gens pour aller en enfer ?
—      Je ne sais pas ! Peut-être le péché de ne pas aller à la messe le dimanche, de voler, de dire de vilaines choses, de maudire, de jurer.
—      Et ainsi, pour une seule parole, on va en enfer ?
—      Bien sûr ! C’est un péché.
—      Est-ce que cela leur coûterait beaucoup de se taire ou d’aller à la messe ? Que j’ai pitié des pécheurs ! Ah, si je pouvais leur montrer l’enfer ! »
Quelquefois, elle me prenait la main, et me disait :
—      Je vais aller au Ciel. Mais toi qui vas rester ici, si Notre-Dame le veut, dis à tout le monde comment est l’enfer, pour qu’ils ne fassent plus de péchés et qu’ils n’y aillent pas !
D’autres fois, après avoir réfléchi un moment, elle disait :
—      Tant de monde qui tombe en enfer ! Tant de monde en enfer !
 Pour la tranquilliser, je lui disais :
—      N’aie pas peur. Tu iras au Ciel !
—      Oui, j’irai au Ciel, disait-elle paisiblement, mais je voudrais que tout le monde y aille aussi ! (…)
S’il lui arrivait d’entendre certaines paroles que plusieurs affectent de prononcer, elle cachait son visage dans ses mains et disait :
—      Ô mon Dieu ! Ces gens ne savent pas que, pour avoir dit ces choses-là, on peut aller en enfer. Pardonnez-leur, mon Jésus, et convertissez-les ! Certainement ils ne savent pas qu’ils offensent Dieu avec cela. Quelle pitié ! Mon Jésus ! Je vais prier pour eux.
Et elle répétait alors la prière enseignée par Notre-Dame : « Ô mon Jésus ! Pardonnez-nous, etc. »
 

Les précisions de Lucie

Par la suite, dans sa correspondance, sœur Lucie revint souvent sur le sujet. Ainsi, elle confia au père Pasquale :
Ce qui m’est resté le plus gravé dans l’esprit et dans le cœur, ce fut la tristesse de cette Dame lorsqu’elle nous montra l’enfer ! Si la vision de l’enfer avait duré un instant de plus, nous serions morts de peur et d’épouvante. Cependant, une chose m’a encore plus impressionnée, ce fut l’expression douloureuse du regard de Notre-Dame ! Si je vivais mille ans, je la conserverais toujours gravée dans mon cœur.
Voici également ce qu’elle écrivit un jour à un séminariste :
Ne soyez pas surpris si je vous parle tant de l’enfer. C’est une vérité qu’il est nécessaire de rappeler beaucoup dans les temps présents, parce qu’on l’oublie : c’est en tourbillon que les âmes tombent en enfer. Eh ! quoi ? Vous ne trouvez pas bien employés tous les sacrifices qu’il faut faire pour ne pas y aller et empêcher que beaucoup d’autres y tombent ?
« C’est en tourbillon que les âmes tombent en enfer. » ! Qui, de nos jours, rappelle cet enseignement que Lucie apprit de la Sainte Vierge elle-même ? Pourtant, tous ces enseignements sur l’enfer sont parfaitement conformes à l’enseignement constant de l’Église depuis toujours. Notre-Seigneur, dans son immense bonté, parla plusieurs fois de « géhenne », de « feu éternel », de « fournaise ardente », de « feu qui ne s’éteint pas ».
Alors, comme les petits bergers de Fatima, réfléchissons à l’enfer qui nous attend si nous ne suivons pas la loi divine et prions Dieu de nous donner les grâces nécessaires pour l’éviter.
 

Les âmes des pécheurs

Dans la deuxième partie de la prière, la Sainte Vierge continue en demandant, une fois de plus !, de prier pour les pécheurs : « Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ». Il s’agit bien de prier pour les âmes des pécheurs et non pour les âmes du purgatoire comme certains ont voulu le faire croire. Voici le dialogue qu'eut le chanoine Barthas avec sœur Lucie à ce sujet :
Je me permis de demander à sœur Lucie de préciser le sens du mot "alminhas" (âmes) :
— Dans ces âmes qui ont besoin du secours divin, lui dis-je, faut-il voir les âmes du purgatoire ou bien celles des pécheurs ?
— Dos peccadores, répondit-elle sans hésiter.
— Pourquoi le pensez-vous ?
— Parce que la Sainte Vierge nous a toujours parlé des âmes des pécheurs. Elle ne nous a jamais parlé des âmes du purgatoire.
— Pour quelle raison, à votre avis, Notre-Dame vous a-t-elle particulièrement intéressés aux âmes des pécheurs plutôt qu'à celles du purgatoire ?
— Sans doute parce que les âmes du purgatoire sont déjà sauvées, se trouvant comme dans le vestibule du Ciel, tandis que les âmes des pécheurs sont sur les pentes qui conduisent à la damnation.
Le 18 mai 1941, sœur Lucie écrivit au père Gonçalvès : « Je crois que Notre-Dame voulait parler des âmes qui se trouvent en plus grand péril de damnation ». Ceci est parfaitement logique, car à Fatima, Notre-Dame est venue essentiellement pour nous rappeler l’urgente nécessité de prier pour le salut des pécheurs.
Il est donc clair que nous devons prier surtout pour les âmes en danger de se perdre définitivement, autrement dit de se damner. C’est le sens de la fin de la phrase : « surtout celles qui en ont le plus besoin ». Ces mots en ont surpris plus d’un. Ils peuvent surprendre en effet. Comment vouloir le salut de toutes les âmes sans exception tout en ajoutant une formule restrictive ? C’est la logique de l’amour. L’âme suppliante voudrait obtenir de la miséricorde divine le salut de toutes les âmes. Mais elle sait que ses propres mérites sont très insuffisants pour obtenir cette grâce. Alors, elle demande d’appliquer les quelques mérites qu’elle a à ceux qui en ont le plus besoin. Admirable logique des saints ! C’est l’exemple de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui, en priant de toute son âme pour Pranzini, auteur de trois horribles meurtres, obtint sa conversion quelques instants avant son exécution.
On comprend dès lors le souci de Notre-Dame de nous expliquer dans le détail l’urgente nécessité de prier pour les pécheurs, pour qu’ils se convertissent et ainsi évitent l’enfer, et d’offrir les quelques mérites que nous pouvons gagner pour les âmes qui sont en plus grand danger de se damner, afin qu’au dernier moment, comme pour le bon Larron ou pour Pranzini, la grâce les frappent et permettent que leur dernière pensée avant de quitter ce monde soit pour implorer la miséricorde divine.
Aussi, demandons à Notre-Dame de nous accorder les lumières nécessaires pour bien comprendre ce qu’est l’enfer. Et récitons notre chapelet tous les jours pour demander pardon, pour nous-même d’abord, pour les pécheurs ensuite, afin qu’eux comme nous, nous suivions docilement les demandes de Notre-Dame et ainsi évitions l’enfer.
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

mes biens matériels.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

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L'obéissance

13 juillet 1917 : « Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. »


L'obéissance


Après avoir montré l’enfer et expliqué comment l’éviter, Notre-Dame donna un avertissement : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. (…). Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. » (Voir méditation précédente) Juste après, Notre-Dame donna un deuxième avertissement : « Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. »
Ces deux avertissements doivent nous conduire à une réflexion sérieuse sur ce que nous devons faire. Notre-Dame est la bonté même ; c’est la meilleure de toutes les mères. Malgré cela, ou plutôt à cause de cela, elle ne peut pas faire autrement qu’avertir ses enfants des dangers qu’ils courent, aussi dure que soit cette vérité. Car la loi divine est la même pour tous. Ce n’est pas Dieu qui nous condamne, mais Il respecte notre liberté. C’est le mystère de la liberté humaine. Si nous nous écartons de Lui et des préceptes que, dans son immense sagesse, Il a posés, n’est-il pas juste que nous en subissions les conséquences ? Voilà, ce que Notre-Dame est venue nous rappeler. Et comme elle est bonne et qu’elle sait que nous avons la tête dure, elle répète deux fois son avertissement : si nous suivons ce qu’elle demande, nous aurons la paix et beaucoup d’âmes seront sauvées ; sinon, nous aurons la guerre et des persécutions de tous ordres. Tel est l’ordre voulu par Dieu.
Il est donc de notre intérêt d’obéir à ce que dit la Sainte Vierge, et même d’obéir tout court.
 

Qu’est-ce que l’obéissance ?

L'âme de l'obéissance, c'est la foi surnaturelle. Saint Maximilien Kolbe disait que « l'obéissance est un mystère de foi ». L'obéissance est la vertu qui nous pousse à soumettre notre volonté à celle de Dieu et à celle de ceux qui représentent Dieu. Aussi, seul, celui qui voit dans le supérieur le représentant de Dieu sait obéir et sait qu'il est en accord avec la volonté de Dieu, même quand cela lui coûte, car la vertu d'obéissance s'exerce dans le sacrifice. Jésus lui-même, dit l'apôtre, « apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance ». (He 5, 8).
Combien de fois il faut obéir en silence dans les choses pénibles. Durant la Passion, Jésus, au lieu de se défendre ou de se faire défendre : « se taisait » (Mat. 26, 63).
 

À qui obéir ?

L'obéissance est d'abord due à Dieu, notre Père et créateur. « À Yahvé, la terre et sa plénitude, le monde et tout son peuplement » (Ps 23, 1). Nous sommes ses créatures et ses fils, nous lui devons l'obéissance des êtres créés et des fils. « Toutes les créatures vous servent » (Ps. 119 : 91).
L'obéissance au Christ est liée à la rédemption, car Il nous a rachetés par son sang. Pour cette raison, nous lui appartenons et nous devons obéir à sa divine volonté : « Vous ne vous appartenez pas. Vous avez été bel et bien rachetés » (1Co 6, 20).
L'obéissance aux supérieurs est liée au fait qu'ils sont les représentants de Dieu. Nous savons bien que Dieu ne nous gouverne pas directement, mais par ses envoyés, ses représentants, qu'il fait participer de son autorité. « Il n'y a pas d'autorité qui ne vienne de Dieu » (Rom. 13, 2). Une désobéissance aux supérieurs est donc une désobéissance à Dieu : « Celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner ». (Rm. 13, 2).
Saint Thomas enseigne que : « Le vouloir d’un inférieur doit se régler sur le vouloir du supérieur, le vouloir du soldat sur celui de son chef. » (Somme théologique, I q. 63, a. 1)
 

La plus grande des vertus

Saint Thomas dit aussi que l’obéissance est la première des vertus morales :
Par elle-même, l'obéissance est la plus louable des vertus : pour Dieu elle méprise la volonté propre, alors que, par les autres vertus morales, on méprise certains autres biens en vue de Dieu. C'est pourquoi saint Grégoire écrit : « Il est juste de préférer l'obéissance aux sacrifices, parce que ceux-ci immolent une chair étrangère, tandis que l'obéissance immole notre propre volonté ». (Somme théologique, IIa-IIae, q.104, a. 4)
Et surtout, la vertu d’obéissance est une de celles qui plait le plus à Dieu. Sainte Catherine de Sienne dans son Dialogue nous en rapporte un très bel exemple :
On lit dans la vie des Pères, un bel exemple de cette obéissance inspirée par l'amour. Un solitaire ayant reçu un ordre de son supérieur au moment où il avait commencé d'écrire un O, - une bien petite chose pourtant ! – il ne prit pas le temps de le finir ; sans le moindre retard, il alla où l'appelait l'obéissance. Pour lui témoigner par un signe extérieur, combien cette promptitude m'était agréable, ma clémence acheva en or la lettre commencée.
Cette gracieuse vertu me plaît tant, que, pour aucune autre je n'ai accompli tant de miracles, ni donné tant de signes et de témoignages de la satisfaction qu'elle me cause.
Pour cela, l’obéissance fait des miracles. Inversement, la désobéissance les empêche.
Quand saint Joseph Cottolengo sut qu'il y avait de nombreuses sœurs malades et qu'on ne savait pas comment faire pour assurer le service de la Petite Maison, il donna l'ordre aux sœurs de se lever et d'accomplir le service. Les sœurs se levèrent et se trouvèrent toutes guéries. Une seule ne voulut pas se lever. Non seulement elle ne fut pas guérie, mais plus tard elle quitta l'Institut.
 

L’exemple de la Sainte Vierge

La Sainte Vierge nous a donné un exemple unique d’obéissance. Les premières pages de l'Évangile de saint Luc s'ouvrent sur son "fiat" à l’annonce de l'Ange Gabriel (Lc 1, 36). Elle obéit humblement à l'envoyé de Dieu, en acceptant des réalités humainement incompréhensibles : la conception virginale du Verbe Fils de Dieu et la maternité divine, ainsi que des réalités douloureuses, jusqu'à la plus terrible tragédie pour une mère : offrir son fils à la mort ! La Sainte Vierge obéit aussi à l'ordre d'Auguste pour le recensement (Lc 2, 1-5), à la loi de la présentation et de la purification (Lc 2, 21-24), à l’ordre de l’Ange de fuir en Égypte (Mt 2, 13-15), à l’ordre de revenir à Nazareth (Mt 2, 21-24). Nous la retrouvons enfin au Calvaire y accomplissant son "fiat" dans l'angoisse la plus tragique (Jn 19, 25). Au calvaire, son obéissance fut « le glaive qui lui transperça l'âme » (Lc 2, 35).
Obéir à la volonté de Dieu, sans réserve : « Je fais toujours ce qui Lui plaît » (Jn 8, 29), voilà l'attitude du véritable obéissant. Et l'obéissance douloureuse doit être aimée autant que l'obéissance joyeuse, même si la nature réagit ! « Que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Lc 22, 42).
 

Comment obéir ?

La meilleure façon de pratique l'obéissance est d’obéir en tout à nos supérieurs légitimes. Il est clair que les supérieurs ne doivent exercer l'autorité qu'en tant que délégués de Dieu et donc ils ne doivent jamais commander ce qui est contraire à la loi de Dieu. Ils ne peuvent être les ambassadeurs de Dieu s'ils commandent le péché ou s'ils ne l'empêchent pas (mentir, voler, avorter...). Dans ce cas ce sont des délégués de Satan : on ne peut et on ne doit pas leur obéir.
Par contre, dans toutes les autres situations, il faut obéir, même si l'obéissance nous pèse ou nous heurte, même si celui qui commande est odieux et partial. « Vous, les domestiques soyez soumis à vos maîtres.... non seulement aux bons et aux bienveillants, mais aussi aux difficiles » (1P 2, 18).
Quand saint François d'Assise et sainte Thérèse d'Avila recevaient des communications au cours de leurs extases, ils étaient prêts à y renoncer si le supérieur en décidait autrement, parce que, dans la parole du supérieur l'intention de Dieu n'est pas douteuse, tandis que dans une vision ou une communication, il y a toujours une marge d'incertitude.
Dans la vie de Sainte Gertrude, on lit que, pendant un certain temps, elle eut une supérieure à l'humeur plutôt difficile. La sainte pria le Seigneur qu'elle soit remplacée par une autre plus équilibrée. Mais Jésus lui répondit : « Non, parce que ses défauts l'obligent à s'humilier chaque jour en ma présence. Par ailleurs, ton obéissance n'a jamais été aussi surnaturelle que pendant cette période ».
Sainte Marguerite-Marie éprouva une difficulté semblable. À propos de la dévotion au Sacré-Cœur, ses supérieurs ne voulaient pas qu’elle en parle. S’en étant plainte un jour à Notre-Seigneur, elle reçut de Lui la réponse suivante :
Je suis content que tu préfères la volonté de tes supérieures à la mienne, lorsqu’elles te défendront de faire ce que je t’aurai ordonné. Laisse-les faire tout ce qu’elles voudront de toi, je saurai bien trouver le moyen de faire réussir mes desseins, même par des moyens qui y semblent opposés et contraires.
« Je suis content que tu préfères la volonté de tes supérieurs à la mienne » ! On voit combien Dieu apprécie l’obéissance aux supérieurs légitimes !
 

Obéissance héroïque

Dominique Savio, garçon actif et bon élève, fut accusé injustement auprès du maître pour une vilaine espièglerie. Surpris, le maître fut contraint de le réprimander sévèrement. Dominique se tut. Quand le maître connut la vérité, il appela Dominique et lui demanda pourquoi il n'avait rien dit. « Pour deux raisons - dit-il - parce que si j'avais dit qui était le vrai coupable, il aurait été renvoyé de l'école, car ce n'était pas la première fois qu'il était pris en défaut, tandis que moi c'était la première fois. De plus, je me suis tu parce Jésus aussi, accusé devant le sanhédrin, se taisait ».
Saint Gérard Majella, calomnié d'une manière infâme, fut sévèrement puni par saint Alphonse. On lui interdit la sainte communion, on le changea de lieu et il fut traité comme un pécheur. Il se tut et obéit. Quand on découvrit la vérité, saint Alphonse put dire que ce douloureux épisode suffisait à lui seul à garantir la sainteté extraordinaire de saint Gérard. L'obéissance a crucifié Jésus : « Obéissant jusqu'à la mort » (Phil 2, 8) Jésus se taisait et priait. L'obéissance a crucifié les saints qui, eux-aussi, se taisaient et priaient.
Quand saint Joseph Calasanzio fut calomnié et persécuté par ses propres disciples, quand, vieux et malade, il fut emprisonné et traduit devant le tribunal et quand, au seuil de la mort, il fut expulsé de la congrégation et dut assister à la dévastation de la congrégation, par ordre du Vicaire même du Christ, il accepta cet enchaînement de tourments en murmurant : « Que maintenant et toujours soit bénie la très sainte volonté de Dieu ! ».
Quand saint Alphonse de Liguori, octogénaire, fut calomnié par un de ses fils et fut expulsé de la congrégation par le pape lui-même, lui, le grand, le passionné, l'ardent défenseur du pape, surmonta ce déchirement mortel en s'écriant, face contre terre, au pied de l'autel : « Le pape a raison, le pape a raison »... !
Certes, l'obéissance crucifie, … comme elle crucifia Jésus ! Mais le saint est celui qui se laisse crucifier. Nous, au contraire, que d'expédients, de compromis, d'échappatoires nous essayons de trouver pour éviter le poids et les ennuis que nous cause l'obéissance. Mais si nous agissons ainsi, il est impossible d'aimer, parce que, dit Jésus : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » (Jn 14, 15). Nous devons donc observer ses commandements, même s'ils nous coûtent.
Alors, obéissons à Dieu en observant sa loi. Obéissons aussi aux demandes de Notre-Dame, ce d’autant plus que ce qu’elle demande n’exige pas de grands efforts : qui ne peut trouver une quinzaine de minutes dans la journée pour réciter un chapelet ? Est-il difficile d’offrir pour la conversion des pécheurs des contrariétés que, de toutes les façons, nous ne pouvons pas éviter ? De plus, les demandes de Notre-Dame ont des fruits extraordinaires : le salut pour les pécheurs et la paix dans le monde. Aussi, empressons-nous de répondre aux demandes de notre Mère du Ciel.
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

mes paroles.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

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vendredi 30 novembre 2018

Les demandes de Notre-Dame à Fatima


13 juillet 1917 : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. (…) Mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI en commencera une autre pire. (…) Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. »


Les demandes de Notre-Dame à Fatima


Après avoir montré l’enfer aux petits voyants et surtout leur avoir dit comment l’éviter, Notre-Dame continua : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l'on aura la paix. »
La Sainte Vierge annonce ainsi qu’elle va donner d’autres moyens pour sauver les pécheurs. La conversion des pécheurs est vraiment une préoccupation constante dans ses paroles. En mai et en juin, elle en avait déjà parlé. C’est donc la troisième fois qu’elle en parle. Et surtout, elle nous dit que ce salut est en quelque sorte de notre responsabilité, car beaucoup d’âmes seront sauvées si nous faisons ce qu’elle va demander.
De plus, les nouveaux moyens qu’elle va indiquer auront un autre fruit : ils apporteront la paix. Pour la deuxième fois ce jour-là, Notre-Dame affirme que si nous faisons ce qu’elle demande, le monde trouvera la paix ! En effet, au début de l’apparition, elle avait dit : « Je veux que (…) vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule peut les obtenir. »
Ce lien entre la paix et la conversion des pécheurs est parfaitement logique, car moins il y aura de pécheurs, plus les raisons des guerres et des désordres disparaîtront. En effet, la guerre est une conséquence de nos péchés. Si donc nous ne péchons plus, les guerres disparaîtront et le monde sera en paix. D’ailleurs, Notre-Dame dit bien, si nous faisons ce qu’elle va nous dire, nous aurons la paix. Par contre, si nous ne le faisons pas, « si l’on ne cesse d’offenser Dieu » une guerre pire commencera. Et c’est hélas ce qui se produisit. Les guerres sont donc les conséquences de nos offenses envers Dieu. Voilà un enseignement rappelé par Notre-Dame qu’il convient de ne pas oublier.
Si nous voulons vraiment retrouver la paix, il convient donc de s’assurer que les demandes de Notre-Dame ont bien été satisfaites. Or que demanda Notre-Dame ? Deux choses :
   - la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé,
   - la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Remarquons qu’elle parle au futur : « je viendrai demander ». Elle annonce donc qu’elle reviendra. C’est en quelque sorte une prophétie ; elle se réalisera une dizaine d’années plus tard, en 1925 et 1929.
Remarquons aussi qu’elle ne précise pas de nombre particulier pour les premiers samedis. Ce dont elle parle ici, ce sont des premiers samedis du mois en général.
Mais sont-ce les seules demandes que Notre-Dame fit à Fatima ?
Les termes employés dans la première phrase (« Si l’on fait ce que je vais vous dire ») indiquent des demandes faites après, à savoir : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Par contre, l’expression de la deuxième phrase (« Si l’on écoute mes demandes ») peut indiquer toute demande faite antérieurement. Or, juste avant de parler de la consécration de la Russie et des premiers samedis du mois, Notre-Dame a fait deux autres demandes :
  • « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix du monde »
  • « Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».
Concernant la récitation du chapelet pour avoir la paix, Notre-Dame l’avait déjà exprimée lors des précédentes apparitions. Et l’Ange de la Paix avait également demandé de prier et d’offrir des sacrifices en précisant : « De cette manière, vous attirerez la paix sur votre pays. » (Apparition de l’été 1916).
Concernant les sacrifices pour la conversion des pécheurs, cette demande a également été exprimée plusieurs fois avant le 13 juillet. Comme Notre-Dame la renouvèlera le 19 août 1917, on ne peut que l’inclure dans le « Si l’on fait ce que je vais vous dire ».
Pour accorder la paix au monde, Notre-Dame a donc exprimé quatre demandes :
  • deux ont été faites avant la révélation du secret : la récitation quotidienne du chapelet et les sacrifices pour la conversion des pécheurs.
  • deux autres ont été révélées dans le secret : la consécration de la Russie et la communion réparatrice, mais ne s’appliqueront que dans le futur.
À ces quatre demandes, il convient d’en ajouter une cinquième qui a une importance particulière, car elle est constituée des toutes dernières paroles prononcées par Notre-Dame à Fatima, le 13 octobre : « N’offensez pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé. »
Il est bien de prier pour la conversion des pécheurs, mais nous sommes nous-même pécheurs, et nous devons aussi nous convertir. Cette demande est donc tout à fait complémentaire de nos sacrifices pour la conversion des pécheurs. En conséquence, si la conversion des pécheurs est une condition pour avoir la paix, notre propre conversion l’est également. Cette demande elle aussi, même si elle n’a pas été faite le 13 juillet, ne peut qu’être incluse dans le « Si l’on écoute mes demandes ».
Ainsi, pour nous accorder la paix, Notre-Dame a fait cinq demandes. Deux ont été exprimées au futur (« Je viendrai demander ») mais ont été formellement demandées depuis, l’une le 10 décembre 1925 à Pontevedra, l’autre le 13 juin 1929 à Tuy ; les trois autres ont été exprimées au présent. Si nous voulons vraiment la paix, il convient donc de nous assurer que ces différentes demandes ont bien été satisfaites et, si ce n’est pas tout à fait le cas, de voir comment les réaliser au plus vite.
En bonne logique, celles exprimées au présent sont prioritaires sur celles exprimées au futur. Or ces trois demandes exprimées au présent ne dépendent que de nous : réciter notre chapelet tous les jours, offrir les sacrifices de notre vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine pour ne plus offenser Notre-Seigneur. Si nous voulons la paix, nous devons donc sans tarder les satisfaire. Il ne tient qu’à nous de le faire ! Personne ne pourra le faire à notre place.
De plus, nous devons non seulement les mettre en pratique, mais aussi inciter notre prochain à faire de même, en particulier en faisant connaître à nos proches le message de Fatima. Mesurons-nous bien que, de notre assiduité à suivre ces demandes de Notre-Dame, dépend la paix pour le monde ? C’est ce qu’affirmait sœur Lucie au père Aparicio dans une lettre que nous avons déjà citée plusieurs fois dans les précédentes lettres de liaison : « De la pratique de cette dévotion [la dévotion au Cœur Immaculé de Marie], unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. »
De plus, par deux fois, Notre-Dame nous supplie d’écouter ses demandes. Juste après la vision de l’enfer, elle dit : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. » Puis après avoir dit comment éviter une deuxième guerre, elle dit : « Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. » Cette répétition avait certainement pour but de faire en sorte que ces paroles se gravent plus sûrement dans la mémoire des petits voyants. Mais elle marque aussi l’importance de cet enseignement de Notre Dame : pour avoir la paix, elle nous supplie de faire ce qu’elle demande. C’est d’ailleurs en substance ce qu’elle avait dit au début de l’apparition en disant que seule, elle pouvait accorder la paix.
Le message de Notre-Dame est donc clair : si nous voulons la paix, nous devons commencer par satisfaire les demandes qu’elle a exprimées à Fatima, et en premier lieu, les trois qui nous concernent directement à savoir : réciter son chapelet tous les jours, offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine.
Alors, pour que de nombreux pécheurs se convertissent et que le monde soit en paix, écoutons les demandes de Notre-Dame à Fatima et mettons les en pratique, en particulier celles qui ne dépendent que de nous, à savoir la récitation quotidienne du chapelet, l’offrande des sacrifices de la vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Ajoutons d’une part notre consécration au Cœur Immaculé de Marie qui doit précéder la consécration de la Russie, disait le père Alonso, d’autre part le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie selon les propres paroles de sœur Lucie.
C’est pourquoi ces cinq pratiques vous sont proposées au cours de cette préparation.
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

mes pensées.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

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Ô Marie conçue sans péché, prier pour nous qui avons recours à vous. Amen! Ave Maria!

Ô Marie conçue sans péché, prier pour nous qui avons recours à vous. Amen! Ave Maria!
Jésus, Seigneur de miséricorde, je vous supplie dans la Divine volonté, pour l'amour de l'amour de votre Mère pour les âmes, d’accorder la grâce de la conversion à tous ceux qui vont mourir subitement, surtout ceux qui ont besoin de votre miséricorde. D’ouvrir les yeux de tous, Jésus, à la vérité de votre amour et de votre miséricorde. N’en laissez aucun se perdre, mais pour l'amour de votre douloureuse Passion, ayez pitié de nous et du monde entier. Saints et anges du Ciel – priez pour nous ! Amen.

Prière au Très Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ

O Très Divin Sang qui jaillis pour nous des veines de Dieu fait homme, Descends comme la rosée de la rédemption sur la terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables aux lépreux.

Voici que je t’accueille, Sang de mon Jésus et je te répands sur l'Eglise, sur le monde, sur les pécheurs, sur le purgatoire.

Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, O très divine sève de vie.

Ni l’indifférence, ni la culpabilité ne met obstacle à ton flux. Au contraire, pour les rares qui t’aiment, pour les multitudes qui meurent sans toi, tu accélères et répands sur tous cette Pluie Divine.

Parce que on vient à Toi avec confiance pendant la vie, par Toi on sera pardonné dans la mort, avec Toi on vient dans la gloire de Ton royaume.

Amen!

(Prière au Très Précieux Sang de Jésus-Christ Notre Seigneur dictée par Jésus à un mystique en 1943)

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Mon Seigneur et Mon Dieu!

Mon Seigneur et Mon Dieu!
La Divine Miséricorde est la protection contre l'assaut implacable de l'ennemi qui a atteint son apogée. La Divine Miséricorde est bénédiction sur ceux consacrés à Ma mère et qui, par conséquent, se sont unis ainsi à Mon Sacré-Cœur. La Divine Miséricorde est la grâce offerte pour illuminer toutes les âmes. Vous formerez les croix vivantes qui feront dévier la colère de la Justice de Dieu. Appelez Ma miséricorde dans vos épreuves – mais aussi [faites appel à elle] pour aider les âmes, surtout à l’heure de leur mort. N'oubliez pas de prier le Chapelet de la Divine Miséricorde, à 15 h, l’heure de Ma mort.

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