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Prières en vidéo

mardi 27 novembre 2018

La réparation des outrages envers la Sainte Vierge

13 juillet 1917 : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».


La réparation des outrages envers la Sainte Vierge


Le 13 juillet, après avoir rappelé différentes choses aux petits voyants, Notre-Dame leur dit : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».
Notre-Dame reprend ainsi une demande déjà exprimée l’année précédente par l’Ange qui avait expliqué comment faire des sacrifices. Elle confirme la nécessité de se sacrifier pour les pécheurs et apprend pour cela une prière aux petits voyants. Et dans cette prière, elle révèle un point très important : elle précise l’esprit dans lequel offrir ces sacrifices.
Il faut en premier lieu, les faire par amour pour Jésus. Dieu est offensé par nos péchés. Pour cela nous devons compenser nos manques d’amour par des sacrifices offerts par amour. François l’avait parfaitement compris et n’avait qu’un désir : « consoler Notre-Seigneur ».
Ensuite, il faut offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs, but essentiel des apparitions de Fatima.
Enfin, la Sainte Vierge ajoute une nouvelle intention : les péchés commis contre son Cœur Immaculé. Car comme Jésus, elle est offensée par les péchés des hommes.
Et notons bien l’ordre des différentes intentions : en premier Notre-Seigneur, ce qui est normal puisqu’Il est le créateur et l’auteur de toute chose ; ensuite la conversion des pécheurs, car il y a urgence ; enfin, les outrages envers le Cœur Immaculé de Marie. Quel merveilleux équilibre dans cet ordre !
Très vite, Jacinthe eut l’audace d’y ajouter une quatrième intention : le Saint-Père. Voici deux épisodes rapportés par Lucie dans son premier mémoire.
Deux prêtres vinrent nous interroger et nous recommandèrent de prier pour le Saint-Père. Jacinthe demanda qui était le Saint-Père. Ces bons prêtres nous expliquèrent qui il était, et combien il avait besoin de prières. Jacinthe ressentit tant d’amour envers le Saint-Père que, chaque fois qu’elle offrait ses sacrifices à Jésus, elle ajoutait : « – Et pour le Saint-Père. »
(…) Quelque temps après, alors que nous étions en prison, ce qui coûtait le plus à Jacinthe, c’était l’abandon de ses parents. Elle disait, les larmes aux yeux : « – Ni tes parents, ni les miens ne sont venus nous voir. Ils ne se soucient plus de nous ! » « – Ne pleure pas, lui disait François. Nous offrons cela à Jésus pour les pécheurs. »
Et levant les yeux et les mains au ciel, il fit cette offrande : « – Ô mon Jésus, c’est pour votre amour et pour la conversion des pécheurs. » Jacinthe ajouta : « – C’est aussi pour le Saint-Père, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

L’esprit de sacrifice

Pour bien comprendre la demande de Notre-Dame, il n’est sans doute pas inutile de rappeler la différence entre sacrifice et pénitence.
La pénitence, au sens de l’Évangile et de la théologie, est un acte de justice par lequel le pécheur se rappelant avec douleur et confusion qu’il a offensé Dieu, s’efforce de réparer cet outrage et de reconquérir la grâce divine. « Si vous ne faites pas pénitence, disait Notre-Seigneur, vous périrez tous ». La pénitence est donc un effort ou une privation que l’on s’impose pour réparer nos fautes personnelles ou gagner une grâce pour soi-même. Le pénitent est celui qui rachète ses fautes. À l’issue de la confession, le prêtre nous donne une pénitence qui aura la vertu de racheter une partie de la peine restant à purger après l’absolution.
Le sacrifice, quant à lui, est de l’ordre de la charité. Il est fait pour son prochain. Il est donc plus désintéressé, plus empreint d’amour. On peut se l’imposer, mais il est aussi très fréquent qu’il ne soit que l’acceptation avec joie d’un devoir pénible. Saint Louis de Gonzague disait : « Les mortifications qui viennent des saisons, de la température sont d’autant plus méritoires, acceptées courageusement, qu’elles sont moins de notre choix ». Ainsi, Notre-Seigneur n’est pas mort sur la croix par pénitence : c’est un sacrifice demandé par son Père et pleinement accepté pour la réparation de nos péchés.
Certes, il ne faut pas marquer outre mesure la différence entre les deux, car dans le langage courant, il est assez fréquent d’utiliser l’un pour l’autre. Mais, il est nécessaire d’en souligner la différence afin de bien comprendre la demande de Notre-Dame. En demandant des sacrifices, elle veut que nous nous préoccupions davantage du salut de notre prochain. Certes, il ne faut pas oublier le nôtre. C’est probablement pour cela que Lucie répondit un jour au chanoine Formigâo que Notre-Dame voulait que le peuple fasse pénitence. Car notre conversion personnelle demande que nous fassions pénitence en expiation pour nos péchés. Mais, beaucoup malheureusement ne se préoccupent pas de leur salut et risquent d’aller en enfer. Pour éviter cela, il est nécessaire que d’autres prient pour eux et fassent des sacrifices pour leur conversion. Voilà l’essence du message de Fatima.

L’esprit de réparation

Ensuite, Notre-Dame a ajouté une intention : réparer les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. C’est la première fois que le Ciel indique cette nécessité. Notre-Dame la confirmera quelques instants après, en disant : « Je viendrai demander (…) la communion réparatrice des premiers samedis du mois ». La communion du premier samedi du mois doit effectivement être faite dans l’esprit de réparer les péchés commis envers au Cœur Immaculé de Marie.
Sur ce point particulier, certains ont émis des réserves. Selon eux, l’esprit devant animer la dévotion envers la Sainte Vierges serait non pas un esprit de réparation, mais plutôt une attitude de confiance dans l'amour du cœur de notre Mère du Ciel et surtout de celui de son divin fils. Pour d’autres, la réparation impliquerait un effort pour réparer nos fautes ou celles des autres et sous-tendrait une idée de justice alors que les relations avec Notre-Dame devraient au contraire être pleines d’un esprit d’amour et de miséricorde.
Ces remarques ne sont pas fausses en soi. Car, effectivement, la confiance en l’amour de Notre-Dame et l’immense Miséricorde de Notre-Seigneur doivent être aussi à la source de nos prières. Cependant, dans la prière enseignée le 13 juillet 1917, Notre-Dame dit bien : « Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » Certes, notre amour pour Notre-Seigneur et Notre-Dame doit être premier et inspirer toutes nos dévotions. Toutefois, il n’est pas possible d’écarter l’esprit de réparation de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
De plus, le terme "réparation" a été employé aussi bien par l'Ange que par Notre-Dame. À l’été 1916, l’Ange demanda : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. »
Dans la prière qu’il enseigna aux petits bergers au cours de l’apparition de l’automne 1916, il est demandé : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. »
De son côté, le 13 mai 1917, Notre-Dame leur avait déjà demandé : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? » Notons que Notre-Dame utilisa exactement la même expression que l’Ange l’année précédente : offrir des sacrifices « en acte de réparation pour les péchés par lesquels Jésus est offensé ». Par contre le 13 juillet, elle demanda des sacrifices « pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre son Cœur Immaculé ».
Par la suite, l’Enfant-Jésus et Notre-Dame parleront surtout de la réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. Le 10 décembre 1925, à Pontevedra, l’Enfant-Jésus dit à sœur Lucie : « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère, entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire un acte de réparation afin de les en retirer. »
Puis la Sainte Vierge lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ».
Peu après, le 15 février 1926, l'Enfant-Jésus lui dit à nouveau : « Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents. » Puis concernant la confession : « Que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré Cœur de Marie. »
Enfin, le 13 juin 1929, Notre-Dame reviendra sur le sujet : « Elles sont tellement nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. »
Et il n’y a pas qu’à Fatima que cet esprit de réparation sera demandé par le Ciel. En effet, à la même époque, à Poitiers, Notre-Seigneur donnait un enseignement analogue à sœur Josepha Ménendez. Voici par exemple ce qu’Il lui dit le 25 février 1922 : « Les pécheurs excitent la Colère divine. Mais les âmes qui M’aiment, s’immolent et se consument comme victimes de réparation, attirent la Miséricorde de Dieu, et voilà ce qui sauve le monde. » (Tiré de Un appel à l’amour)
Il est donc clair que Notre-Seigneur et Notre-Dame nous demandent de réparer pour les péchés commis envers les Cœurs de Jésus et Marie. Et, nous dit Notre-Seigneur, si nous faisons ces actes de réparation, « nous sauverons le monde » !
Cet esprit de réparation n'est d’ailleurs nullement incompatible avec un échange d'amour, bien au contraire. Essayons de l’illustrer par un exemple. Imaginons qu’une personne que nous aimons beaucoup ait perdu une chose à laquelle elle tenait particulièrement. Pour la consoler, nous allons l’entourer de toute notre affection. Mais ne sera-t-elle pas encore plus touchée si, en plus, nous lui offrons quelque chose pour remplacer, au moins partiellement, ce qu’elle a perdu ? Certes, la compensation ne sera probablement pas totale, mais, en plus de limiter la perte subie, elle aura le mérite de marquer notre affection par un acte concret. Ainsi, la réparation n’est pas seulement un acte de justice qui répare un préjudice : elle est aussi un moyen de prouver de façon concrète l’amour que nous portons aux personnes dans l’affliction. Pourquoi n'en serait-il pas de même avec Notre-Dame ?
Alors, quand nous offrons un des sacrifices de notre vie quotidienne, pensons à l’offrir non seulement par amour pour Jésus et pour la conversion des pécheurs, mais aussi pour réparer les offenses faites envers le Cœur Immaculé de Marie « entouré d’épines que les hommes ingrats enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes ».
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

mon intelligence.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.


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vendredi 23 novembre 2018

La mort

13 juin 1917 : « Jacinthe et François, je les emmènerai bientôt. Mais toi, tu resteras ici pendant un certain temps. »


La mort


Après leur avoir appris qu’ils iraient au Ciel, Notre-Dame annonce aux petits voyants que François et Jacinthe mourraient bientôt et que Lucie resterait sur la terre « un certain temps ». En effet, Jacinthe et François mourront deux ans plus tard, respectivement à l’âge de 9 et 10 ans. Quant à Lucie, elle mourra 87 ans plus tard, à l’âge de 97 ans. Cette annonce prophétique de la longueur de la vie des petits voyants est une marque de l’authenticité des apparitions de Fatima. Et la  disparité de traitement entre les voyants nous incite à réfléchir nous-même à notre propre mort.
 

Quand ? Comment ? Où ?

Nous ne connaissons pas l’heure de notre mort. Certains d’entre nous mourront très jeunes, comme Jacinthe et François. D’autres resteront plus longtemps sur la terre, comme Lucie. Et nous n’avons aucun moyen de prévoir quand nous mourrons. Tout au plus, si nous sommes atteints d’une maladie grave avec un pronostic fatal ou si nous sommes très âgés, pouvons-nous augurer une fin proche, mais sans plus. Autrement, nous ne connaissons pas le moment fixé par Dieu pour passer de ce monde dans l’autre. Pourtant, c’est le moment le plus important de notre vie, car la mort est la porte de la vie éternelle. C'est par elle qu'on entre dans l'au-delà.
Car la mort est un passage obligé. « Mourir est le destin de l'homme » (He 9, 27), un destin qui porte la marque du péché originel : « La mort est le salaire du péché ». (1 Co 15, 21). Pour cette raison il est terrible de mourir. La mort nous démontre cruellement la vérité de la parole de Dieu : « Souviens-toi, homme, que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière ». (Gén. 3, 19)
La mort est l'événement le plus certain, mais nous ignorons quand, comment et où elle se produira. On peut mourir dans le sein maternel ou à cent ans : on peut mourir dans son lit ou en pleine rue. Le soir nous ne sommes pas certains de revoir le soleil : ni le matin, nous ne sommes certains d'arriver jusqu'au soir. Nous ne sommes certains que d'une seule chose : « Nous ne savons ni le jour ni l'heure » (Mt 25, 13) : la mort « viendra comme un voleur » (1 Th 5, 2), ou en cachette ou par surprise.
C'est pourquoi Jésus nous avertit énergiquement : « Soyez prêts ! Parce qu'à l'heure où vous n’y penserez pas le Fils de l'homme viendra » (Lc 12,40).
Quelle stupidité, donc, de ne pas vouloir penser à la mort, parce que, dit-on, cela assombrit la vie ! Et nous n'imaginons pas qu'ainsi nous ressemblons aux autruches qui mettent leur tête dans le sable pour ne pas voir le danger qui les menace.
Pourtant, en raison de la rédemption opérée par Jésus, la mort en état de grâce nous garantit la vie éternelle. Pour les saints, la mort est le début de la vie en Dieu. Saint Paul semble crier de joie quand il écrit : « Pour moi la mort est un gain ». (Phil. 1, 21). Saint Thomas More, condamné à mort par les hérétiques, voulut revêtir son habit le plus beau et le plus précieux pour le jour de son supplice. Saint Charles Borromée fit peindre un tableau sur la mort. Il représentait la mort sereine d'un homme : près de celui-ci il y avait un très bel ange qui, une clé d'or à la main, s'apprêtait à lui ouvrir la porte du Paradis. « J’entre dans la vie » disait sainte Thérèse. Quelle grâce de mourir comme un saint ! « Précieuse aux yeux de Dieu est la mort de ses saints » (Ps. 115, 15)
Que ce soit une tragédie de faire une mauvaise mort, nous ne le comprendrons que dans l'éternité. Le démon sait parfaitement combien il est salutaire de penser à la mort. Pour cette raison il nous la fait considérer comme de mauvaise augure, en nous gardant distraits et occupés seulement aux vices et aux péchés.
Un jour, une femme se présenta au Pape Pie XI et lui demanda un souvenir personnel. Le Pape se trouvait dans la rue. Il observa cette femme vêtue d'une manière mondaine. Il se pencha vers le sol, recueillit un peu de poussière et lui fit une petite croix sur le front en disant : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Il ne pouvait pas lui donner un souvenir plus personnel !
 

Être toujours prêt

Nous sommes capables de remplir nos journées de travaux, de divertissements, de politique, de sport, de télévision, ... Nous vivons étourdis et enchaînés par les tensions vers le gain, le plaisir, le succès. Et nous ne nous préoccupons absolument pas que nous sommes en train d'aller « là où tout le monde va » (Jn 23, 14) vers l'éternité. Les réalités de la vie, les affaires, la santé du corps, les choses matérielles nous rendent esclaves, nous mettent dans une léthargie spirituelle qui peut être fatale. Jésus nous a recommandé souvent dans l'Évangile de faire en sorte que nous soyons spirituellement éveillés et actifs en vue du Royaume des Cieux : « Bienheureux ces serviteurs que le Maître trouvera éveillés à son arrivée ! » (Lc 12, 37).
Être "éveillé", être "prêt", cela signifie surtout vivre toujours dans la grâce de Dieu, en évitant le péché mortel ou en demandant immédiatement pardon et en se confessant au plus vite si on a eu le malheur de tomber. Saint Jean Bosco demandait à ses jeunes gens de venir le réveiller même en pleine nuit pour se confesser tout de suite quand ils succombaient au péché mortel.
Ce devrait être la première et totale préoccupation de tout chrétien : à n'importe quel moment, la mort arrive avec sa « faux » inexorable (Ap 14, 14) ; elle doit me trouver dans la grâce de Dieu.
La grâce de Dieu est comme l'huile de la lampe dans la parabole évangélique des dix jeunes filles. Les cinq vierges prévoyantes, qui avaient de l'huile dans leurs lampes, entrèrent dans la salle de noce avec l'Époux ; les cinq vierges insensées, au contraire, furent exclues des noces parce que leurs lampes étaient sans huile. « Je ne vous connais pas », telles furent les paroles terribles que le Seigneur leur adressa. (Mt 25,1-13). Pensons au contraire à la mort de saint Benoît. Quand il sentit venir le moment du passage à l'autre vie, le saint patriarche voulut se tenir debout, soutenu par deux moines, les bras levés, comme quelqu'un « qui va à la rencontre de l'Époux » (Mt 25, 6).
 

« Maintenant et à l'heure de notre mort »

Pour avoir une bonne mort, nous devons en demander la grâce à la Sainte Vierge. Cette grâce est tellement importante que l'Église nous la fait demander dans chaque "Je vous salue Marie" : « Priez pour nous, maintenant et à l'heure de la mort ». Bienheureuse mort, celle de ceux qui ont aimé Marie, qui ont invoqué Marie !
Sainte Marie Madeleine Sophie Barat disait que « la mort d'un vrai dévot de Marie est le bond d'un enfant dans les bras de sa Mère ». Et saint Bonaventure a écrit que « mourir en invoquant pieusement Marie, c'est le signe du salut ».
Quand saint Dominique Savio apparut à saint Jean Bosco quelques jours après sa mort, celui-ci lui demanda :
- Dis-moi, Dominique : qu’est-ce qui t'a le plus consolé au moment de ta mort ?
- Don Bosco, devinez vous-même !
- Peut-être le souvenir d'une pureté conservée ?
- Non.
- Peut-être le souvenir des pénitences que tu as faites ?
- Même pas cela.
- Alors ce sera la conscience d'être pur de tout péché ?
- Cela m'a rendu heureux, mais ce qui m'a le plus consolé au moment de ma mort, ce fut de penser que j'avais aimé la Sainte Vierge ! … Dites-le à vos jeunes gens et recommandez-leur avec insistance d'aimer la Sainte Vierge.
À l’exemple de saint Dominique Savio, Lucie et Jacinthe n’ont pas eu peur de la mort. Voici les dernières paroles que Jacinthe échangea avec son frère peu avant sa mort et que Lucie a rapportées dans son premier mémoire :
Lorsqu’arriva le moment du départ de son petit frère pour le Ciel, elle lui fit ses recommandations :
– Salue en mon nom Notre Seigneur et Notre Dame et dis-leur que je souffrirai tout ce qu’Ils voudront pour la conversion des pécheurs et la réparation au Cœur Immaculé de Marie.
Jacinthe aussi avait complètement accepté sa mort. Le 21 janvier 1920, elle dut quitter seule Aljustrel pour aller à l’hôpital Doña Stéphanie, à Lisbonne, où elle mourut un mois plus tard, le 20 février. Quelques jours avant de partir à l’hôpital, Jacinthe confia à sa cousine ses dernières pensées qui montrent l’état d’esprit dans lequel elle se préparait à la mort :
Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à elle que Dieu l’a confiée.
(…)
Arriva le jour où elle dut partir pour Lisbonne. Son départ fendait le cœur. Elle demeura longtemps les bras autour de mon cou et elle me disait en pleurant :
– Jamais plus nous ne nous reverrons ! Prie pour moi jusqu’à ce que j’aille au ciel. De là, je prierai beaucoup pour toi. Ne révèle jamais le secret à qui que ce soit, même si l’on te tue. Aime beaucoup Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, et fais beaucoup de sacrifices pour les pécheurs.
De Lisbonne, elle me fit dire que Notre Dame était déjà venue la voir et qu’Elle lui avait dit l’heure et le jour de sa mort, et elle me recommanda d’être très bonne.
Ces brefs dialogues montrent que ni Jacinthe, ni François, pourtant si jeunes, ne craignaient la mort. D’où tenaient-ils la force d’affronter ainsi la mort ? De leur amour de Notre-Dame et de tout ce qu’ils firent pour Elle et pour la conversion des pécheurs.
Alors, demandons à Jacinthe et François de nous donner la force qu’ils avaient en face de la mort et surtout demandons à Notre-Dame de nous assister à l’heure de notre mort pour que nous mourrions comme les saints nous en ont montré l’exemple. «  Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. »
 
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

ma mort.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
- d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
- de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.
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vendredi 16 novembre 2018

L'eucharistie

Automne 1916 : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. »
 

L'eucharistie

Voici comment sœur Lucie rapporte la dernière apparition de l’Ange dans son quatrième mémoire :
Il nous apparut pour la troisième fois, tenant dans ses mains un calice, et, au-dessus de lui, une hostie d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’hostie suspendus en l’air, il se prosterna à terre et répéta trois fois cette prière :
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »
Puis se relevant, il prit de nouveau le calice et l’hostie dans ses mains, me donna l’hostie et donna à Jacinthe et François le contenu du calice en disant :
« Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. »
Il se prosterna de nouveau à terre et répéta avec nous, encore trois fois la même prière : « Très Sainte Trinité, … »
Poussés par la force surnaturelle qui nous enveloppait, nous avions imité l’Ange en tout, c’est-à-dire que nous nous étions prosternés comme lui et avions répété les prières qu’il disait.
La pédagogie de l’Ange est absolument remarquable. Lors de la première apparition, il commence par apprendre une courte prière aux trois petits voyants. Lors de la deuxième, il leur demande d’offrir des sacrifices. Puis à la troisième, il les fait communier. Et à chaque fois, il le fait dans un esprit de réparation. Cette insistance de l’Ange sur la réparation souligne l’extrême gravité du péché et la nécessité de le réparer par amour, par des prières, des sacrifices et des communions. Les paroles de l’Ange sont particulièrement fortes : « Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats » et « Réparez leurs crimes »
Aujourd’hui, cette prière est toujours plus actuelle que jamais !
De plus, la formule de l’Ange est d’une remarquable précision théologique : Lucie recevra l’Hostie, Jacinthe et François le Sang ; mais à tous trois, l’Ange dit uniformément : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ ».
Bien qu’extraordinaire et miraculeuse, la communion donnée par l’Ange fut une communion réelle. Lucie l’a toujours affirmé. Au chanoine Barthas qui lui demandait : « Pensez-vous avoir réellement communié ce jour-là comme à la sainte Table ? », elle répondit : «  Je pense que oui, car je sentis le contact de l’Hostie comme dans les communions ordinaires. »
Jacinthe et François étaient également sûrs d’avoir communié bien qu’ils n’aient jamais osé s’en prévaloir pour communier à l’église sans l’autorisation du curé de leur paroisse.
Enfin, l’Ange, en donnant la communion aux enfants au cours de cette troisième apparition, apporte une confirmation céleste à la récente décision de saint Pie X d’encourager la communion des jeunes enfants (décret Quam Singulari Christus du 8 août 1910).
Cette communion des mains d’un ange n’est pas unique dans l’histoire des apparitions. Saint Stanislas Kostka, saint Raymond Nonnat, saint Gérard Majella, et bien d’autres, ont également communié de la main d’un ange.
 

La sainte messe

Cette communion lors de la troisième apparition de l’Ange doit nous conduire à avoir un grand amour de la messe et de la communion eucharistique. Quand le prêtre consacre les offrandes du pain et du vin, se réalise l'immolation non sanglante de Jésus réellement présent sur l'autel à l'état de victime. Quel prodige que chaque messe ! Elle renouvelle le sacrifice de la Croix et opère le miracle de la transsubstantiation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ !
L'Eucharistie c'est Jésus présent parmi nous et pour nous. L'Eucharistie c'est vraiment le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus-Christ, comme l’Ange l’apprit aux petits voyants. Par l'Eucharistie nous avons vraiment l'Emmanuel « Dieu avec nous » (Mt 1, 23).
Saint Thomas d'Aquin nous rappelle qu'il n'y a aucune religion sur terre qui ait son Dieu aussi proche et familier que la religion chrétienne, par l'Eucharistie.
Une réalité plus grande encore est que le Verbe Incarné, Jésus, non seulement vit parmi nous, mais veut se donner, venir en nous et se faire l'un de nous. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 57).
Saint Alphonse de Liguori disait que Dieu ne pourrait pas faire une chose plus grande que la messe. Et saint Padre Pio disait que la sainte messe est infinie comme Jésus.
Et Jésus veut cela chaque jour. C'est pour cela qu'il s'est incarné.
Les saints aimaient la messe avec une passion ardente. Saint François d'Assise voulait écouter au moins deux messes par jour, et quand il était malade il voulait qu'un frère lui célèbre la messe dans sa cellule.
Et nous ? Trop nombreux sont ceux qui ont des réticences à participer à la messe, y compris le dimanche. Que l'on comprend peu de choses de ce mystère qui est pourtant la richesse infinie de l'Église !
Pourtant, si nous voulons aimer la Sainte Vierge, nous ne pouvons oublier que nous ne serons jamais aussi proches d'elle que lorsque nous sommes auprès d'un autel sur lequel se renouvelle le sacrifice du Calvaire : « Près de la croix se tenait Marie, sa Mère ». (Jn 19, 25).
On demanda un jour au Padre Pio si la Sainte Vierge se trouvait là durant la messe. Surpris par cette question, saint Padre Pio répondit : « Mais vous ne voyez donc pas la Sainte Vierge toujours présente auprès du tabernacle ? »
 

La sainte communion

Par la sainte communion Jésus se donne à chacun de nous pour le nourrir de son Corps et de son Sang : « Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage ». (Jn 6, 56).
L’Eucharistie est la nourriture de notre âme comme le pain est la nourriture quotidienne de notre corps sans laquelle nous nous affaiblissons et dépérissons. Nourriture divine. Nourriture d'amour. Nourriture d'infinie valeur et de forces immenses. « Bienheureux les invités au repas nuptial de l'Agneau ». (Ap. 19, 9).Celui qui ne mange pas de ce pain souffrira de faiblesse et dépérira spirituellement jour après jour. Jésus l'a dit clairement : « Si vous ne mangez pas ma Chair et ne buvez pas mon Sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». (Jn 6, 54).
Les saints étaient affamés de Jésus et étaient héroïques pour faire n'importe quel sacrifice afin de ne pas être privé de ce « Pain de vie » (Jn 6, 35), « descendu du ciel » (Jn 6, 59).
Saint Joseph Moscati communiait chaque matin. Et quand il devait voyager à l'étranger pour participer à des congrès scientifiques de médecins, il le faisait la nuit ou descendait des navires et, parcourait les rues des villes étrangères, toujours à jeun, à la recherche d'une église catholique, pour pouvoir communier. Il disait qu'il ne se sentait pas capable de commencer les visites médicales avant d'avoir reçu le Christ.
Et nous ? Peut-être avons-nous une église non loin de chez nous et pourtant nous ne sommes pas attirés par la sainte communion. Nous sommes capables de rester sans communion même le dimanche... Que la Sainte Vierge nous éclaire et nous secoue ! Si nous la prions, avec joie elle nous donnera la grâce et la force de nous approcher, même chaque jour, de la sainte communion, parce que sur la terre, rien ne peut la rendre plus heureuse que de voir son fils présent en nos cœurs.
 

Avec Jésus et pour Jésus

La messe et la communion nous remplissent de Jésus pour nous faire vivre avec Jésus et pour Jésus toute la journée. Avec quelles fréquences, au cours de la journée, l'amour de Jésus devrait nous ramener à l'Eucharistie !
Saint François de Sales et saint Maximilien Kolbe voulaient reprendre un contact spirituel avec le Seigneur tous les quarts d'heure ! Les saints cherchaient toutes les occasions pour aller à Jésus, se tenir auprès de lui, le plus longtemps possible.
Les heures d'adoration, les petites visites au Saint Sacrement, tout cela était une véritable passion chez les saints. Et comme ils étaient ingénieux pour se les offrir !
Saint Robert Bellarmin passait devant deux églises en se rendant à l'école : ainsi, entre l'aller et le retour il faisait quatre visites au Saint Sacrement. La bienheureuse Anna Maria Taigi, mère de sept enfants, s'arrangeait pour faire une longue visite journalière au Saint Sacrement.
Tous les saints sont remplis d'amour et ne peuvent pas ne pas sentir l'attirance du sacrement de l'amour. Sainte Gemma Galgani disait qu'au ciel elle remercierait surtout le Christ pour le don de l'Eucharistie fait aux hommes. Il est impossible que Dieu puisse donner quelque chose de plus que Lui-même !
 

Il nous faut des prêtres

Mais comment pourrions-nous avoir l'Eucharistie sans les prêtres ? Ce sont eux « les dispensateurs des mystères divins » (1Co 4, 1). C'est à eux seulement que le Christ a dit, après la première messe de l'histoire célébrée le Jeudi Saint : « Faites ceci en mémoire de moi ». (Lc 22, 19).
Pour cette divine mission de renouveler le sacrifice de Jésus, le prêtre est choisi par Dieu seul (He 5, 4), qui le prend parmi les hommes (Rm 1, 1) pour le consacrer « ministre du tabernacle » (He 13, 10).
Que le prêtre est heureux ! Les anges même les vénèrent parce que, comme disait saint Cyprien : « À l'autel, le prêtre agit au nom du Christ ».
Or pour avoir des prêtres, il faut des vocations sacerdotales. Mais ce n’est pas tout : il faut aussi les grâces de l'acceptation et de la fidélité à la vocation. Qui donnera toutes ces grâces ? La Sainte Vierge, médiatrice universelle. Mais il faut la prier, la supplier. Elle est la Mère du souverain Prêtre ; elle est la Mère de tous les prêtres. Elle a formé Jésus pour le sacrifice ; elle forme les prêtres pour les conduire à l'autel de l'immolation.
Nous avons tant besoin de prêtres aujourd’hui ! Recourons à Marie, multiplions nos prières, ne nous fatiguons pas d'insister pour obtenir une si grande grâce. Par la prière nous obtenons des vocations, comme l'a dit Jésus : « Priez le Maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9, 38). En priant la Sainte Vierge, les vocations s'obtiennent, car Marie est une puissante médiatrice d'amour et de miséricorde.
Saint Maximilien Kolbe, le fou d'amour de l'Immaculée, en moins de vingt ans, par son amour et sa prière incessante, obtint de la Vierge environ mille vocations ! O Marie, Mère et Reine des prêtres, donnez-nous de nombreux et saints prêtres !
Alors, chaque fois que nous communions, remercions Dieu pour la grâce qu’il nous fait en nous donnant son Fils et offrons cette communion pour avoir des vocations.
 
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

 Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

toutes les messes auxquelles j'ai assisté.

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
  • d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
  • de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

mercredi 14 novembre 2018

La patience

Été 1916 : « Surtout, acceptez et supportez, avec soumission, les souffrances que le Seigneur vous enverra. »


La patience


À la fin de sa deuxième apparition, l’Ange insista sur la nécessité d’offrir des sacrifices et donna une indication fort précieuse sur les sacrifices demandés. Il faut surtout « accepter et supporter avec soumission les souffrances envoyées par Notre Seigneur ». Et sœur Lucie, dans son quatrième mémoire, donne cette précision importante :
Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans notre esprit, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui est Dieu, combien Il nous aime et veut être aimé de nous, la valeur du sacrifice et combien celui-ci Lui est agréable, comment, par égard pour lui, Dieu convertit les pécheurs. Aussi, dès ce moment, nous avons commencé à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait, mais sans chercher à nous imposer des pénitences particulières, sauf celles de passer des heures entières prosternés sur le sol à répéter la prière que l’Ange nous avait enseignée.
Voilà l’enseignement de l’Ange : offrir toutes les mortifications rencontrées dans la vie quotidienne, sans chercher à nous en imposer d’autres. Il y a là une profonde sagesse. Car ces petites mortifications quotidiennes acceptées avec patience ont un double avantage : d’une part, elles obtiennent la conversion des pécheurs ; d’autre part, elles sont très bénéfiques pour nous-mêmes.
 

Les avantages des contrariétés quotidiennes

En effet, voici ce que dit l’Imitation de Jésus-Christ (Livre 1, chapitre 12)
1. Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des contrariétés, parce que souvent elles rappellent l'homme à son cœur, et lui font sentir qu'il est en exil, et qu'il ne doit mettre son espérance en aucune chose du monde. Il nous est bon de souffrir quelquefois des contradictions, et qu'on pense mal ou peu favorablement de nous, quelques bonnes que soient nos actions et nos intentions. Souvent cela sert à nous prémunir contre la vaine gloire. Car nous avons plus d'empressement à chercher Dieu, qui voit le fond du cœur, quand les hommes au-dehors nous rabaissent et pensent mal de nous.
2. C'est pourquoi l'homme devrait s'affermir tellement en Dieu, qu'il n'eût pas besoin de chercher tant de consolations humaines. Lorsque, avec une volonté droite, l'homme est troublé, tenté, affligé de mauvaises pensées, il reconnaît alors combien Dieu lui est nécessaire, et qu'il n'est capable d'aucun bien sans lui. Alors il s'attriste, il gémit, il prie à cause des maux dont il souffre. Alors il s'ennuie de vivre plus longtemps, et il souhaite que la mort arrive, afin que, délivré de ses liens, il soit avec Jésus-Christ. Alors aussi il comprend bien qu'une sécurité parfaite, une pleine paix, ne sont point de ce monde.
Et voici la réflexion qu’en tire Mgr Darboy, archevêque de Paris (1813 – 1871) :
L’homme s’indigne quand on lui rappelle, au nom de l’Évangile, la loi de la souffrance ; au nom du progrès, il prétend bien y échapper lui-même, en attendant qu’il la supprime tout à fait. C’est la particulière illusion de ce temps : illusion chère mais étrange ! Car le travail et la douleur qui s’y attache sortiront-ils de ce monde parce que les hommes n’en veulent plus ? La nature n’a-t-elle pas ses inévitables infirmités, le monde ses injustices incorrigibles, la vie entière ses déchirements et ses angoisses ? À défaut des hommes et des choses, ne sommes-nous pas nos propres bourreaux ? Et, à défaut du travail qui fatigue les membres, n’avons-nous pas la douleur qui pénètre dans l’esprit sous toutes les formes, par l’ambition, le souci des affaires, la crainte et la cupidité, par l’espérance même et par le plaisir ?
La souffrance joue donc un grand rôle dans le monde, non seulement parce qu’elle s’en est emparée entièrement et qu’elle y règne d’une façon inexorable, mais encore parce qu’elle n’a d’autre mission que de marquer pour une gloire définitive les choses qu’elle touche et flétrit en passant. Dieu, qui est la bonté par essence, ne permettrait pas à la douleur de vivre un seul jour si elle ne devait que nous faire souffrir. Elle est donc un moyen, et non pas un but. Le but où elle tend, sous la main et dans le plan de la Providence, c’est d’abattre l’orgueil de l’esprit et d’amollir la dureté du cœur : c’est de fortifier les volontés débiles, en les nourrissant d’un pain amer, et en tirant de l’âme des ressources et une énergie qu’elle ne connaissait pas. La douleur est donc féconde, et, quand l’humanité souffre et jette des cris plaintifs, c’est que ses flancs se déchirent pour enfanter sa gloire.
C’est pourquoi il faut souffrir avec résignation et même, s’il se peut, avec joie ; ce serait là le correctif de notre égoïsme, l’apaisement de nos jalousies, le secret de la modération et du courage, notre mérite sur la terre et le principe de notre bonheur dans le ciel.
On mesure ainsi tous les bienfaits tirés de l’offrande des souffrances de la vie quotidienne : elle est un moyen non seulement de nous corriger de nos défauts, mais aussi, nous assure l’Ange, d’obtenir la conversion des pécheurs et la paix pour notre pays.
 

La patience de Notre-Dame

Mais pour offrir ainsi toutes les contrariétés de la vie quotidienne, il faut de la patience. Il n'y a pas de vertu qui ne soit aussi nécessaire dans la vie chrétienne que la patience. La patience, dit l’Écriture, est l'un des fruits les plus précieux de l'Esprit-Saint (Ga 5, 22). C'est par la patience que l'on conquiert et que l'on sauve les âmes, parce que « c'est par votre persévérance que vous gagnerez la vie » (Lc 21, 19).
Car la patience est la vertu qui nous permet de supporter sereinement les désagréments et les souffrances de la vie. Il nous faut de la patience à la maison et hors de la maison, de la patience au travail, de la patience avec les patrons et avec les ouvriers. Que d'occasions de patience chaque jour ! Qui donc en cette vie n'en connaît pas ? Qui peut se les épargner ? Ou échapper au poids quotidien des épreuves ? Pour cette raison, saint Paul dit : « C'est d'endurance dont vous avez besoin, pour accomplir la volonté de Dieu, et obtenir ainsi la réalisation de la promesse » (He10, 36)
Saint Paul dit également que le premier don de la charité c'est la patience. (1Co 13, 4) Une plus grande charité signifie donc une plus grande patience. Pour cette raison, la Sainte Vierge est le modèle le plus parfait et la source de notre patience. Aussi, devons-nous regarder comment elle vécut avec l'âme transpercée d'un glaive (Lc 2, 35) pour apprendre à accepter avec une patience héroïque même un glaive planté dans le cœur.
Nous devons vraiment prier la Sainte Vierge de nous accorder cette vertu, pour pouvoir l'imiter, elle qui fut toujours douce, forte et sereine au milieu des épreuves et des difficultés les plus grandes : à Bethléem, quand elle cherchait un abri ; en Égypte, où elle arriva avec Joseph et l'Enfant Jésus, pauvres exilés au milieu d'inconnus ; durant les trois jours avant la découverte de Jésus dans le temple ; au moment du départ de Jésus pour sa vie publique, avec la perspective des difficultés inévitables avec ses opposants ; dans les moments dramatiques du Calvaire, auprès de la croix de son Jésus adoré.
Combien la Sainte Vierge s’est montrée patiente toute au long de sa vie terrestre ! Sa patience a dépassé la patience de tous les hommes réunis et nous ne la comprendrons qu'au Paradis.
 

L’exemple des saints

Les saints, eux aussi, nous ont montré l’exemple de la patience, car « une douce réponse calme la colère - enseigne Saint Jean Chrysostome - le feu ne s'éteint pas par le feu, ni la fureur ne se calme par la fureur ».
Un jour, sainte Louise de Marillac présenta une boisson à un turc malade, hospitalisé. Celui-ci réagit brutalement à ce geste charitable en jetant le contenu du verre à la figure de Louise. Celle-ci, sans un mot, se retira. Elle revint peu après avec une autre boisson. Même réaction furieuse du malade. De nouveau la sœur ne dit rien et s'éloigna.
Mais elle revint, s'approcha du malade et lui parla avec une telle bonté que l'homme en fut tout étonné : il se tourna vers la religieuse, fixa son visage lumineux et doux et lui dit : « Vous n'êtes pas une créature terrestre... Qui vous a appris à traiter ainsi celui qui vous a offensé ? ». Louise ne répondit pas, mais lui montra le crucifix qu'elle portait sur sa poitrine.
La même chose arriva à Marie Bertille, à l'hôpital de Treviso. Un jour, un malade lui jeta l'œuf qu'elle venait de lui apporter. La sainte ne se troubla pas. Elle alla changer son tablier et revint avec un bol de soupe. « Cela vous fera du bien », lui dit-elle en souriant.
Quelle leçon pour nous qui sommes si prompts à nous impatienter et à réagir pour des riens !
Joseph Cafasso était aumônier des condamnés à mort. Il pouvait ainsi entrer dans leurs cellules et rester parmi eux. Il paraissait vraiment comme un ange de sérénité et de patience dans cette ambiance puante et répugnante.
Il apportait toujours un petit cadeau aux prisonniers et, un jour, il vint avec un panier de cerises. Peu après, les prisonniers s'amusaient à lui jeter les noyaux. « Laissez-les faire, disait-il à ceux qui voulaient s'interposer. Les pauvres, ils n'ont pas d'autres distractions ». À cause de sa douceur et de sa patience, il pouvait atteindre leurs cœurs et les préparer à affronter la mort en embrassant la croix et en invoquant la Sainte Vierge.
Mais très souvent, c'est surtout à la maison qu'il faut s'exercer à la patience. Saint Paul recommandait aux Éphésiens : « En toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l'amour » (Ep 4, 2). Avec un peu de patience et de silence, que d'occasions de disputes on pourrait éviter !
Quand des amies demandèrent à sainte Monique comment elle faisait pour vivre en paix avec un mari aussi insensible et violent, la sainte répondit : « Je tiens ma langue »...
Comment sainte Rita arriva-t-elle à convertir son mari brutal et vulgaire ? En souffrant en silence, « par une grande persévérance dans les détresses, les contraintes, les angoisses, les coups... » (2Co 6, 4).
Grande fut aussi la patience de la bienheureuse Anna Maria Taigi, mère de sept enfants. Chaque jour elle devait supporter les bizarreries de son mari, peu aimable, les problèmes de la bonne éducation des enfants, les contrariétés et les désagréments que connaissent toutes les familles. Un jour on lui brisa un magnifique vase en faïence qui était un précieux et cher souvenir de famille. La sainte regarda les débris et dit avec sérénité : « Patience ! Si les marchands de faïence le savaient, ils se réjouiraient. Il faut qu'ils vivent eux aussi, n'est-ce pas ? »
Voilà pourquoi « celui qui est lent à la colère vaut mieux qu'un héros ; celui qui est maître de soi vaut mieux qu'un conquérant ». (Prov. 16, 32).
Alors, essayons de suivre l’exemple de Notre-Dame et de tous ces saints. Méditons la recommandation de l’Ange. Prenons la décision d’être désormais un peu plus patient dans les adversités « que le Seigneur nous enverra » et de les offrir « en acte de réparation pour les péchés par lesquels Dieu est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ».  Et ainsi « nous obtiendrons la paix pour notre pays ».
 

Prières à réciter chaque jour

1) Réciter les deux prières de l’Ange

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.
Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

2) Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine de chapelet) et disant après chaque Gloria

Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin.

 3) Offrir tous les sacrifices de de la journée écoulée pour la conversion des pécheurs en récitant la prière enseignée par Notre-Dame :

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie et pour le Saint-Père.

4) Analyser les occasions dans la journée où nous aurions pu offrir un sacrifice et où nous avons oublié de le faire, puis  prendre la résolution d’offrir ceux de la journée à venir.

5) Faire la petite consécration au Cœur Immaculé de Marie :

 Sainte Vierge Marie, notre Mère et notre Reine qui êtes apparue à Fatima et avez promis, si l'on écoute vos demandes, de convertir la Russie et d’apporter la paix au monde, je réponds à votre appel.
Voulant me souvenir sans cesse que je vous appartiens et que vous pouvez disposer de moi pour le Règne du Cœur Sacré de votre divin Fils, je consacre à votre Cœur Immaculé :

mes souffrances (isolement, solitude, peines diverses, …).

Je vous promets, en réparation des péchés que vous avez si douloureusement déplorés :
  • d’offrir chaque jour les sacrifices nécessaires à l'accomplissement chrétien de mes devoirs quotidiens ;
  • de réciter chaque jour une partie du Rosaire en m'unissant aux mystères de la vie de Jésus et la Vôtre.

6) Terminer avec les invocations :

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi.
Cœur Immaculé de Marie, soyez le chemin qui me conduise à Dieu.
Notre-Dame de Fatima, gardez-moi fidèle.
Saint Joseph, protégez-moi.
Sœur Lucie, priez pour moi.
Saint François et sainte Jacinthe, veillez sur moi.

Ô Marie conçue sans péché, prier pour nous qui avons recours à vous. Amen! Ave Maria!

Ô Marie conçue sans péché, prier pour nous qui avons recours à vous. Amen! Ave Maria!
Jésus, Seigneur de miséricorde, je vous supplie dans la Divine volonté, pour l'amour de l'amour de votre Mère pour les âmes, d’accorder la grâce de la conversion à tous ceux qui vont mourir subitement, surtout ceux qui ont besoin de votre miséricorde. D’ouvrir les yeux de tous, Jésus, à la vérité de votre amour et de votre miséricorde. N’en laissez aucun se perdre, mais pour l'amour de votre douloureuse Passion, ayez pitié de nous et du monde entier. Saints et anges du Ciel – priez pour nous ! Amen.

Prière au Très Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ

O Très Divin Sang qui jaillis pour nous des veines de Dieu fait homme, Descends comme la rosée de la rédemption sur la terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables aux lépreux.

Voici que je t’accueille, Sang de mon Jésus et je te répands sur l'Eglise, sur le monde, sur les pécheurs, sur le purgatoire.

Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, O très divine sève de vie.

Ni l’indifférence, ni la culpabilité ne met obstacle à ton flux. Au contraire, pour les rares qui t’aiment, pour les multitudes qui meurent sans toi, tu accélères et répands sur tous cette Pluie Divine.

Parce que on vient à Toi avec confiance pendant la vie, par Toi on sera pardonné dans la mort, avec Toi on vient dans la gloire de Ton royaume.

Amen!

(Prière au Très Précieux Sang de Jésus-Christ Notre Seigneur dictée par Jésus à un mystique en 1943)

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Mon Seigneur et Mon Dieu!

Mon Seigneur et Mon Dieu!
La Divine Miséricorde est la protection contre l'assaut implacable de l'ennemi qui a atteint son apogée. La Divine Miséricorde est bénédiction sur ceux consacrés à Ma mère et qui, par conséquent, se sont unis ainsi à Mon Sacré-Cœur. La Divine Miséricorde est la grâce offerte pour illuminer toutes les âmes. Vous formerez les croix vivantes qui feront dévier la colère de la Justice de Dieu. Appelez Ma miséricorde dans vos épreuves – mais aussi [faites appel à elle] pour aider les âmes, surtout à l’heure de leur mort. N'oubliez pas de prier le Chapelet de la Divine Miséricorde, à 15 h, l’heure de Ma mort.

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